samedi 5 janvier 2019

Eléments d'Officier de Lanciers de la Garde Impériale modèle 1854




CAPITAINE DES LANCIERS DE LA GARDE IMPERIALE - 1854 / 1870

En état quasi-neuf, la schapzka d'Officier (Capitaine) a le mérite d'être complète (cordon-raquette dans sa boîte, plumet, jugulaires à anneaux striés). La production semble dater des années 1860. Si l'intérieur n'est pas luxueux, l'Officier a opté pour une fantaisie consistant en une plaque dorée descendant à ras de la visière, accentuant ainsi la rectitude de la face avant dont une partie devait, selon une absurde mode en vigueur, couvrir un oeil jusqu'à en cacher la vision.

Absents de la photo, les aiguillettes d'Officier de la Garde Impériale, encore en boîte, ainsi que le sabre d'Officier de Cavalerie de ligne modèle 1822, affecté théoriquement à ce corps bien que le modèle de la Légère le supplante amplement.

La giberne de grande tenue, dans un état certes moyen dû à l'usure des couleurs de la banderole - la soubise devrait être dorée et les rayures, bleues -, a appartenu au Colonel Yvelin de Béville, commandant le régiment dès 1865. Elle provient de la collection du Prince de la Moskowa.

A défaut d'un ceinturon complet, son plateau à l'aigle rayonnant doré posée sur une plaque argentée encadrée diffère des Lanciers de la ligne (voir post précédent).

En attendant une kurtka de grande tenue d'Officier avec ses épaulettes à fond blanc et ledit ceinturon...





A notre que les Officiers de Lanciers de la Garde Impériale disposent d'une petite tenue élaborée à partir d'une kurtka bleue fermant au moyen d'une rangée de boutons, d'une giberne à fond de cuir noir verni et d'une ceinturon similaire ainsi que d'une schpazka recouverte de toile cirée dont seules quelques fantaisies rappellent leur appartenance à la garde. Mais cette tenue sera l'objet d'une recherche dans un futur probablement lointain.

dimanche 12 août 2018

Sabre de luxe d'Officier de Cavalerie légère - Fin 1er Empire / Restauration



Sabre de luxe d'Officier de Cavalerie légère type AN IX


    Les sabres de type An IX d'Officier de Cavalerie légère comptent parmi les plus appréciés des Officiers de Cavalerie légère. Du 1er Empire au début de la IIIème République, une multitude d'exemplaires témoignent des goûts et des modes, en parallèle des modèles réglementaires. Sans davantage de marquages, le style du sabre permet d'effectuer une datation. 

      Cet exemplaire, à la garde travaillée et (anciennement) dorée, ainsi qu'avec sa fusée en ébène quadrillée semble avoir appartenu à un riche officier, voire à un officier supérieur. Les anneaux de bélière au fourreau abondent en ce sens.

      La garde à long quillon ainsi que le fourreau en fer poli se terminant en bouton évoquent davantage un effet fabriqué sous la Restauration. La calotte à longue queue est gravée de trophées floraux (raisin et feuilles de chênes); les branches sont frappées de motifs arrondis se juxtaposant. Malheureusement, un ovale en laiton doré parfaisant l'ensemble sur la face externe de la fusée a disparu. On en aperçoit la trace.

      On s'attend à ce que les sabres de la Restauration soient conçus pour symboliser le faste propre à son possesseur, les charges héroïques s'étant évaporées avec la chute de l'Empire, les sabres échappent peu à peu à leur vocation d'armement stricto sensu.                     Cependant, ce sabre a été largement porté: le dard en bouton du fourreau présente une usure conséquente due au frottement sur le sol et le fourreau, entre les anneaux de bélière, présente la trace d'une prise en main répétée, l'acidité de la peau l'ayant, au fil du temps,attaqué à cet endroit. 

         La lame, sans jeu de mots, tranche avec le reste de l'ensemble: . Produite à Solingen ,comme le signale le S stylisé à sa base, elle est parfaitement affûtée sur les deux derniers tiers; sa pointe m'a d'ailleurs blessé par mégarde...  
        Si ses caractéristiques la rapprochent ainsi d'une lame de combat, ses motifs (le bleui au tiers s'arrêtant net et les trophées gravés et dorés) semblent être quelque peu désuets depuis la Restauration. Ces deux constats faits, elle paraît correspondre à une lame produite sous le 1er Empire.
       
       On pourrait ainsi dater ce sabre du début de la Restauration, par la réutilisation d'une lame produite sous la fin de l'Empire et l'agrégat d'une garde et d'un fourreau aux goûts contemporains du règne de Louis XVIII. L'usure de certains éléments ainsi que le tranchant bien réel de la lame laisse imaginer le profil de l'Officier à qui il appartenait. 

       A noter que les Officiers de la Cavalerie légère n'ont pas été les seuls à se pourvoir de ce type de sabre. Les Lanciers, Artilleurs, la Garde, etc en ont aussi usé des quantités. Ce type de sabre, dans des caractéristiques certes  bien moins séduisantes, est d'ailleurs aujourd'hui attribué à tous les Officiers de l'Armée de Terre par son descendant, le modèle F1 de 1974.








mercredi 4 juillet 2018

Sabre fantaisie d'Officier de Cavalerie




Présenté avec un ceinturon de petite tenue d'Officier de Lanciers modèle 1845 en cuir verni noir, ce sabre, comme tant d'autres tout au long du XIXème siècle, illustre l'innombrable panel de sabres fabriqués à la demande, aux goûts de l'officiers, en dehors du règlement.

L'iconographie et la photographie d'époque démontrent que nombres d'entre eux ont choisi de s'écarter des modèles réglementaires 1822 de la Légère et de la Ligne voire du nouveau 1854 de Carabiniers et de son contemporain pour Dragons.

Ce sabre est ainsi constitué d'une garde dorée d'Officier de Cavalerie légère modèle 1822, à laquelle est suspendue une dragonne de campagne en soie noire tressée, montée sur une forte lame droite et polie de 99.5cm à une gorge. Aucun marquage ne peut évoquer le fabriquant et le fourbisseur, si ce n'est un poinçon mal frappé et donc difficilement déchiffrable.
La fusée filigranée est recouverte de galuchat.

La garde est distinctive de la période 1822 à la fin des années 1840: la fleur de lys renversée orne encore son quillon. Pour autant, la lame paraît postérieure: ce montage semblerait donc avoir été effectué au début du Second Empire; en effet, certains témoignages évoquent des sabres droits non-réglementaires portés par les Officiers de Cavalerie dès la Guerre de Crimée, avant de se généraliser durant la décennie 1860.

samedi 24 février 2018

Forte-épée modèle 1817




SABRE D'OFFICIER DE CAVALERIE DE LIGNE DIT "FORTE-EPEE" MODELE 1817


Ce sabre destiné aux Cuirassiers, Dragons, Carabiniers et Grenadiers à cheval, a eu une carrière courte. S'il en passe de temps en temps en enchères, il n'en demeure pas moins assez rare. 

En effet, les officiers préférant conserver leur sabre avatar des charges glorieuses du 1er Empire, ils boudent ce modèle avant d'adopter le modèle 1822 pour la ligne - très bien reçu contrairement aux "ragots" - voire d'autres sabres fantaisies au goût des modes de la Restauration. Il reste donc assez peu produit durant 5 ans à peine. 
On retrouve toutefois des officiers affublés de cet effet jusque sous le Second Empire, y compris chez des hommes servant dans la Cavalerie légère.

La palmette au centre de la garde est commun à tous les corps, à l'inverse des armes propres à certains régiments (Condé, Dauphin, Cuirassiers de la Reine, etc...) dont ce sabre modèle 1817 se destine à les supplanter.
La lame est ici courbe, à deux pans creux. On trouve des modèles à lame droite. Celle-ci est gravée, anciennement bleuie au tiers.
Le fourreau est assez simple; certains effets reçoivent, au choix de l'officier, un fourreau plus chamarré, avec cuvette et anneaux en laiton.
Au sommet de la calotte, une fleur de lys est gravée.


mardi 16 janvier 2018

Officier de Cuirassiers, vers 1855




COLONEL AU 6EME CUIRASSIERS, vers 1855

Hormis la décoration qui donne une indication plus précise sur la période, cette tenue est portée indifféremment entre 1845 et 1859.

- Casque d'officier modèle 1845: Bombe en laiton argentée, poinçonnée par l'orfèvre, surmontée d'un cimier doré. Porte-plumet au modèle. Bandeau en vache marine fermé au moyen d'un lacet sur l'arrière. Jugulaires en "8" striées et dorées. Coiffe intérieure en cuir dorée au petit fer. Crinière bien fournie (probablement remplacée). Ce casque, qui remplace le modèle 1825/30 dont les derniers s'épuiseront en Crimée, restera en service jusqu'au conflit franco-prussien, malgré l'adoption d'un nouveau modèle en 1858. L'aigrette de Colonel n'est pas présente sur le casque: je préfère la laisser dans sa boîte.

Habit d'officier modèle 1845: Ce type de vêtement, dit "à la française" se retrouve déjà sur les théâtres d'opération de l'Empire. Les longues basques en font un effet peu pratique pour le combat à cheval; aussi, un vêtement de substitution à basques plus courtes, l'habit-frac, le supplantera dès le début du XIXème et ledit habit sera réservé à la tenue de ville. Cependant, il semblerait que cette répartition des effets entre le Service et la Ville ne soit pas si figée puisque notre exemplaire est pourvu d'un fort rembourrage en son plastron destiné à assurer un certain confort en cas du port de la cuirasse.
Ce vêtement en drap d'officier, doublé de satinette grisâtre et ceinturé par une lanière de cuir intérieure, sera porté jusqu'en 1859, date de l'adoption de la tunique. Jusqu'alors, est attribuée une couleur à chaque régiment que l'on retrouve sur les revers et retroussis. Ici, le jaune jonquille (quelque peu altéré par le temps) atteste d'une affectation au 6ème cuirassiers, comme en confortent les boutons à la grenade frappés du chiffre "6". Les boutons des basques sont des copies, tout comme les grenades de retroussis en cannetille , mais ceux de l'avant et des parements sont bien d'origine. On s'attend à ce que les cuirassiers soient tous de taille formidable mais cet effet est très petit.


Epaulettes de Colonel de Cuirassiers modèle 1845:  de corps argent sur fond de drap bleu, commun aux cuirassiers. Les boutons propres aux cuirassiers, à la grenade, sont flanqués du chiffre "8": on s'éloigne du 6ème Régiment de l'habit mais on fait avec ce que l'on a...


- Ceinturon d'Officier de Cavalerie en buffle modèle 1845: Ce ceinturon en buffle surpiqué est attribué à un officier dont le nom est écrit à la plume au revers. Il diverge, comme souvent, des mesures réglementaires mais on y retrouve les deux bélières ainsi que le plateau à la grenade doré dont le verso est sublimé par une pièce de maroquin. Ce type ceinturon est commun aux Cuirassiers et aux Dragons où seules les côtes changent quelque peu. Un modèle similaire en cuir verni  noir (voir articles précédents) est aussi utilisé de manière non-réglementaire avant 1868.

- Croix d'Officier de la Légion d'Honneur Second Empire: De taille réglementaire, avec ruban à la rosette, la médaille est fabriquée en Or et émaux avec en son centre l'effigie de Napoléon Bonaparte.

- Sabre d'Officier de Cavalerie de Réserve de type Préval: A cette époque, la "Cavalerie de réserve" désigne les Cuirassiers et les Carabiniers. De 1822 à 1868, le sabre réglementaire des Cuirassiers est le modèle 1822 de Cavalerie de ligne - une arme excellente contrairement aux ragots (il restera au règlement des Carabiniers jusqu'en 1854). Toutefois, outre toutes les fantaisies adoptées individuellement par les officiers, allant même jusqu'à conserver des sabres du 1er Empire, des essais sont tout de même menés afin de doter la cavalerie lourde d'un sabre qui l'est tout autant. En 1831, le Colonel Préval dévoile un sabre qui ne sera jamais adopté mais dont quelques rares exemplaires d'achat privé subsistent (voir articles précédents). L'exemplaire ici présent est en parfait état, quasi-neuf: lame à section triangulaire, sans défaut, de 1mètre poli blanc après 3cm au talon, ce même talon marqué du Klingenthal. Fusée de forme carrée, "à l'anglaise" recouverte de galuchat foncé et filigranée; calotte et garde à 7 branches symétriques gravées et dorée au mercure. Fourreau à deux anneaux nickelé. La dorure - non-présente sur les Préval selon Ariès - et le nickelage renvoient vers un montage qui se situerait davantage sous le Second Empire. Une dragonne d'Officier Supérieur modèle 1845 lui est suspendue.



- Bottes à l'écuyère et éperons: Paire de bottes  en cuir glacé noir à tiges hautes et souples surmontées d'un renfort au genou en cuir rigide et doublées de soie blanche. Ce genre de bottes est typique des années 1800 à 1870 (non-visibles sur la photo).




.










mercredi 11 octobre 2017

Eléments d'Officier Panzer SS, 1940 / 1945






Calot & pattes d'épaules d'Officier Panzer SS

Calot noir modèle 1940 de confection privée, aux ornements de la SS. Passepoil argent en cannetille pour officier. Soutache en V renversée rose, couleur distinctive des troupes blindées. Marquage du fabricant au revers du calot. En intérieur, bandeau de sudation frontal en cuir grisé. Taille 57.
La soutache rose disparaîtra des confections dès 1943, ce qui fait de cette pièce un effet des plus rares à trouver sur le thème du blindé allemand.


Pattes d'épaules amovibles à fond noir, particularité de la SS, à passepoil rose, munies d'un clou chacune afin de signifier le Grade d'Obersturmführer (Lieutenant).


samedi 22 avril 2017

Casque d'Officier de Dragons modèle 1845

Afin de remplacer les modèles vieillissants 1825/30, un nouveau modèle est essayé dès 1844, en faible quantité.

Sur le modèle de troupe et sur le modèle d'officier, la peau de fauve (de la vache marine teintée) remplace le bandeau métallique à la grenade adopté en 1825. Ce modèle à bandeau de peau n'est pas sans rappeler les fastes de la Cavalerie du 1er Empire. A ce titre, il conquiert vite l'enthousiasme de la troupe et des cadres dont le modèle 1825/30 ne donnait guère satisfaction, en particulier par son centre de gravité placé en hauteur et en arrière, ce qui ne manquait pas de déséquilibrer l'ensemble sur la tête du cavalier.


Un an plus tard, en 1845, ce nouveau modèle de 1844 connaît quelques modifications pour parvenir à son dessin final: aussi, afin d'amoindrir encore la question de l'équilibre, les proportions de la bombe sont quelque peu revues à la baisse quant à sa hauteur. Les jugulaires en "huit" striées, comme sur le modèle présenté, sont remplacées par des modèles en forme de maille d'anneaux. Cette dernière modification, sera, dans les faits, et en particulier chez les officiers, peu suivie.

Si l'ancien modèle 1825/30 perdure toutefois jusque dans les années 1850 (il est encore usé lors de la Guerre de Crimée), les modèles - très proches - de 1844 et en particulier de 1845 restent en service jusqu'au début des années 1870, bien que leur nombre diminue à mesure qu'un nouveau modèle, le 1858, aux proportions encore réduites, s'impose à son tour avant de disparaître à l'aube des années 1880, supplanté par le modèle 1872/74.

Le modèle présenté est en parfait état et d'une facture luxueuse: tout y est doré (cimier, bombe, jugulaires); le bandeau est en véritable fauve (bien loin des standards actuels quant au soucis des animaux...). L'intérieur est doré au petit fer.